Caroline Le Méhauté

Caroline Le Méhauté (°1982, Toulouse)
Vit et travaille à Bruxelles (BE)

Available works
Négociation 78 - Civilisations
Négociation 102 - Consensus
Négociation 104 - Consensus
Négociation 103 - Consensus
Gallery exhibitions
Into The Distance
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Art fairs
Art Brussels 2022
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Art on Paper 2021
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External exhibitions
Biennale Nova_XX
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Activité des obliques
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Biography

Née en 1982 à Toulouse, Caroline Le Méhauté vit et travaille à Bruxelles. Après une maitrise en Arts plastiques et une spécialisation en Sémiotique de l’Art à l’Université Toulouse Jean Jaurès, elle poursuit son cursus à l’Ecole nationale supérieure des Beaux- Arts de Marseille d’où elle sort diplômée en 2007. Cette même année, elle participe à la Biennale des Jeunes créateurs de l’Europe et de la Méditerranée, en Italie.
Depuis lors, son travail est présenté dans des expositions personnelles et collectives dont: la Médiatine (Bruxelles), The Elemental (Palm Springs, Californie), Block T (Dublin), Postfuhramt Ouest (Berlin), Marseille-Provence 2013 Capitale Européenne de la Culture, Spazio Testoni (Bologne), Musée National du Burkina Faso (Ouagadougou). Ses œuvres figurent dans diverses collections privées et publiques : Fond communal d’art contemporain (Marseille), Artothèque Leo Lagrange (Paris), 1% Collège Olympe de Gouges (Marseille).
Quatre monographies ont été publiées sur son travail : Activité des obliques, éditions Art [ ] Collector (2020) ; Horizons, Usine Utopik (2016) ; Le calcul des Moments, Centre Cultu- rel Wolubilis (Bruxelles-2014) ; Créer en creux, éditions Muntaner (France-2013).
Empreintes des lois de la nature, les formes poétiques de Caroline Le Méhauté interrogent intimement notre rapport au monde, à travers une réflexion sur la matière, l’espace et le temps. Partant d’éléments du terrestre et de l’Espace, ses sculptures, installations et vidéos, de même que sa pratique sonore, proposent un élargissement du regard. C’est ainsi que l’artiste questionne l’immensité, l’imperceptible et l’incommensu- rable présents à l’intérieur de nos expériences sensibles.
Comment se situer? Comment se positionner? Comment prendre place? Telles sont les questions développées dans la création de Caroline Le Méhauté. Laquelle met en perspective l’impact que nos intérrogations intimes et universelles peuvent avoir sur nous, notre rapport à l’autre, à la société, au monde.

Text

META /au milieu, parmi, avec, entre, au-delà, après

Au fondement de la pratique de Caroline Le Méhauté s’établit un questionnement lan- cinant sur la façon d’être au monde, de se situer, de se positionner, d’y interroger notre impact et, par-delà, d’y inscrire cet état permanent de « négociation » et d’adaptabilité.
A l’heure de la dématérialisation, le travail sculptural de la plasticienne s’impose par sa physicalité et sa matérialité. Frontal ou immersif, il engage le corps du spectateur dans une expérience sensible du temps et de l’espace. Présent, passé, futur cohabitent et charrient le mouvement et la transformation. Son rapport au vivant met en présence matières naturelles et industrielles dans des allers-retours sémantiques qui ques- tionnent la dichotomie originelle entre nature et culture.
Chez Caroline Le Méhauté, la terre comme l’écrit Septembre Tiberghien « réactualise sans cesse le passé dans le présent, sans toutefois interrompre son évolution. D’où cette impression d’atemporalité qui se dégage généralement des pièces de l’artiste, semblant à la fois appartenir à un héritage ancestral et à un futur proche et lointain » (1)
Les œuvres s’établissent par stratifications qui rejouent un continuum temporel. La nature est comprise comme réalité dynamique et principe de tout mouvement (Aristote). Le choix des matériaux est dès lors toujours porteur de sens : la tourbe, centrale dans le travail de l’artiste, est un écosystème unique, véritable conservatoire biologique, mi- crocosme devenu rare et précieux.
Entre ontologie, topologie et questionnement métaphysique, Caroline Le Méhauté façonne des densités d’existence qui se donnent à voir avec force et silence. Potentiellement chargées de l’immensité de ce qui nous précède, ses œuvres sollicitent, à l’ère désormais qualifiée d’Anthropocène, à tout le moins, notre état de conscience et de vigilance sur l’ombre portée par l’homme.

Pascale Viscardy

(1) Septembre Tiberghien / Article dans l’ART MEME n°63, page 42

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